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Télécoms : Ne pas laisser les affaires du monde aux mains du monde des affaires !

Dernière mise à jour : 26 juin 2012.

Analyser l’irruption d’un quatrième opérateur de téléphonie mobile par le seul prisme d ’une baisse à court terme sur les prix reviendrait à oublier la déstabilisation déclenchée dans l’ensemble du secteur. Le choix politique délibéré de faire une place à un nouvel entrant sur un marché où chaque citoyen est déjà titulaire au moins une fois d’un abonnement, fait peser de très lourdes menaces sur l’emploi et l’investissement dans le secteur. La baisse d’activité engendrée par entreprise sert d’alibi aux directions pour accélérer la réduction des coûts salariaux en interne et dans la sous-traitance particulièrement dans les centres d’appels. Tous les observateurs reconnaissent ce risque majeur allant pour certains jusqu’à demander la publication de l’étude d’impact réalisée avant la décision. Ils rejoignent en cela la revendication de la CGT d’un bilan contradictoire des 15 années de déréglementation. On sait déjà qu’elles ont conduit à la destruction de dizaines de milliers d’emplois stables et à un solde négatif en volume d’emplois. Pour la CGT FAPT l’objectif de la déstabilisation organisée du secteur est l’accélération du processus de concentration du nombre d’entreprises. Elle vise à préserver les marges de profits et les intérêts des actionnaires en faisant de l’emploi et des salaires la variable d’ajustement au moment où de lourds investissements dans la fibre optique, la 4G, la recherche et l’innovation sont indispensables. Les deux PDG de FT et SFR, adeptes du Monopoly financier, viennent d’ailleurs de le confirmer en déclarant publiquement « être convaincus que l’Europe était à l’aube d’une nouvelle vague de consolidation », corroborant la déclaration du ministre Montebourg qui verrait bien l’émergence d’un EADS des Télécoms né d’une fusion de FT avec Deutch Télécom.  Pour la CGT ce scénario ne doit pas voir le jour. La confiscation par les actionnaires des richesses énormes produites par les activités Télécom doit cesser. Une autre répartition des richesses s’impose ! L’accès à la communication du futur est un droit qui participe de l’émancipation des peuples. A ce titre il doit être régi par une logique de service public guidée par une appropriation publique des activités du secteur et une maîtrise publique nationale de l’ensemble des réseaux actuels et futurs au service d’un aménagement du territoire équilibré.  Ces exigences doivent être prises en compte dans la conférence sociale des 9 et 10 Juillet. Dans le nouveau contexte politique et face à un MEDEF qui ne renonce pas à ses idées néfastes pour les salariés le véritable changement sera ce que les salariés en feront. La CGT FAPT appelle l’ensemble des salaries des activités postales et de télécommunications à se mobiliser pour faire entendre leur revendications .

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